La neige brillait par son encore absence en cette saison 2015 ce qui fait en sorte que le 12
décembre, les champs étaient encore dégagés. La nature avait tout de même suivit son cours et les herbes avaient pris leurs couleurs jaunâtres. Je me disais que ce pourrait être idéal comme apparence de solitude et désertion. J’ai donc cherché un endroit qui pourrait refléter cet état et je me suis rappelé une bâtisse abandonnée que j’avais vu dans le coin de St-Jacques-le-mineur.
Le temps était un peu nuageux et cela me semblait propice à un couché de soleil coloré. Ne sachant pas trop comment serait le terrain aux alentours de cette bâtisse, j’ai décidé de mettre mes bottes de travail, question de me protéger les pieds. J’ai marché le sentier assez vaseux pour me rendre au bâtiment et j’ai commencé à faire mes photos. De fil en aiguille j’ai fait mes photos, observé les lieux, composé de différentes
façons. J’avais remarqué la tour et je me disais qu’il fallait que je trouve une façon de faire une image intéressante. J’ai contourné la bâtisse mais les herbes et arbres me bloquaient un peu la route. J’ai donc pris l’option du champ… Évidemment, compte-tenu de la période de cette saison, la neige était plutôt sous forme liquide et… les champs étaient imbibés.
Je me suis positionné près de la tour pour la cadrer
dans mon viseur. Ça me semblait assez intéressant de cette façon mais j’étais encore sur ma faim. Je voulais avoir quelque chose de « différent ». J’ai marché jusqu’à me retrouver sous la tour. Celle-ci avait plantes grimpantes qui étaient enroulées après la structure. Mais, c’était plutôt les motifs quadrillés que je trouvais intéressants. Après quelques minutes de positionnement et un mal de cou grandissant, j’ai réussi à cadrer l’image à mon goût pour avoir ce motif.
Avais-je mentionné que les champs étaient « légèrement » humides… Après de longues minutes de marches dans ceux-ci, j’avais l’impression de marcher avec des bottes de plombs: pas moins de 3 à 4 pouces de boue était collée sous mes semelles! De retour sur le terrain en avant du
bâtiment, j’ai débuté mon travail de nettoyage. Pas seulement mes bottes mais également mon trépied qui en avait pris un coup. Inutile de dire que ce nettoyage était assez rudimentaire et que j’ai du poursuivre le travail à la maison. Heureusement que j’avais un sac de plastique dans l’auto pour y mettre mes bottes…
