C’était le temps des fêtes et je ne pouvais laisser une occasion passer pour faire de la photo…
J’étais en visite dans ma belle-famille en Abitibi et nous y étions pour une courte période. Lors des premières journées, le temps était maussade et nuageux. En regardant la météo, j’ai remarqué que le lendemain semblait prometteur pour un ciel non couvert. J’ai donc formulé mon plan de me lever tôt au lieu d’étirer mon sommeil. L’heure venue, j’ai essayé de m’esquiver sans trop faire de bruit; puisque la maison est « un peu » âgée, ce fut une mission impossible ! Je crois que chaque planche comporte une penture de porte de grange… Mais bon, je suis sorti quand même sain et sauf 🙂
Deuxième embûche: il faisait un froid monstrueux ce matin là. -30 degrés Celsius! Avec le bout du nez qui durcissait à chaque seconde, j’ai essayé de
me croiser les doigts (à travers mes gants) pour que la voiture démarre par ce temps froid. La voiture a tenu le coups non sans avoir rouspété un peu: wo-wo-wo-wo-wo-vroumm… Le siège était aussi dur qu’une planche de bois, la radio sonnait comme une canne de sardine tellement les haut-parleurs étaient gelés. Dieux merci j’ai des sièges chauffants !
Troisième embûche: mon trépied est dans la valise (en fait, je ne savais pas que j’aurais un embûche à ce moment). Je l’ouvre et je le récupère mais au moment de la refermer, impossible qu’elle reste enclenchée, grrrr. Je me dis que si j’y mets assez de force, elle pourrait se refermer mais je sais très bien que le bruit va réveiller les voisins ! Je décide donc de rouler quelques mètres dans un coin loin des habitations. Un bon coups ferme réussi à fermer la valise ! Heureusement, la voiture commence à prendre une température plus clémente. Je roule donc vers la sortie du village.
Quatrième embûche: pas de repérage ! Je connais passablement le coin mais je n’ai pas trop fait de recherches pour localiser un point de vue qui pourrait être intéressant. Je roule donc sans but précis dans l’espoir de voir un sujet intéressant pendant que le soleil se pointe près de l’horizon…
Cinquième embûche: la prévision météo n’est pas tout-à-fait selon ce qui était annoncé (oh quelle surprise !). Le ciel est dépourvu de nuages: il est bleu du menton jusque dans mon cou et d’une oreille à l’autre…
Malgré toutes ces embûches, je me suis quand même amusé parce que le paysage était féérique: contrairement à Montréal où il y avait absence de neige à notre départ, l’Abitibi est chargée de neige. Les arbres ont de
grands manteaux blancs; les champs sont blancs à perte de vue. Mais, il faisait « frette » ! pas froid, « frette » ! Ce qui veut dire que je ne pouvais rester dehors plus que quelques minutes avant que je ne perde l’usage de mes doigts; sans compter que les piles de la caméra fondaient à vue d’oeil…
À mon retour, j’ai jeté un coup d’oeil à mes photos. Elles ne sont peut-être pas de grands chef d’oeuvre mais je les trouve agréables à regarder car elle me rappellent le moment de folie passagère ou la détermination qu’il m’a fallu pour me lancer dans cette aventure. Au moins, cela me fait une histoire intéressante à raconter !

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